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 « Little Memory. » [ PV : Artémis J. Elin ]

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MessageSujet: « Little Memory. » [ PV : Artémis J. Elin ]   02.02.12 17:42


Lauri lui manquait. Cela faisait déjà un an qu’ils s’étaient séparés, mais son visage venait la hanter à chaque fois qu’elle commençait à divaguer. Les sentiments qu’elle éprouvait pour lui n’étaient plus du tout les mêmes, mais il restait un être cher à ses yeux, une personne qu’elle allait pourtant devoir oublier au fur et à mesure que le temps passait. La distance était meurtrière, même pour une amitié de longue date. Il n’y avait pas de miracle ; ils avaient emprunté un chemin trop différent et il fallait qu’ils en assument les conséquences. Mais perdre quelqu’un et se sentir aussi seule était quelque chose d’inhabituel pour Elune, qui avait toujours pu se reposer sur les épaules de son meilleur ami. Elle devait faire face à la réalité et démarrer une nouvelle histoire, une nouvelle vie. Pour cela, elle n’avait pas mieux trouvé que de s’inscrire dans un pensionnat très connu en Finlande : le pensionnat Eicca. En fait, elle n’avait pas vraiment eu le choix et s’était trouvée forcée d’y entrer. Sa vie à Helsinki lui plaisait, mais à cause de raisons familiales, elle avait du se trouver quelque part d’autre où aller. Sans travail, sans argent et sans logement, il était difficile d’imaginer une possibilité alternative. Bagages faits et transportés grâce à sa propre voiture, elle n’avait plus qu’à découvrir son nouveau chez elle.

Arrivée devant l’énorme bâtiment qui se dressait devant elle, une fois ses valises emportées par un personnel charmant et son automobile parquée non loin d’ici, la jeune femme fronça les sourcils et poussa un léger soupir avant de s’avancer, housse de son violon en main, écouteurs aux oreilles, dans la grande cour où quelques pensionnaires discutaient en souriant, l’air de rien, malgré le froid qu’il faisait à l’extérieur. Passant à côté d’eux, elle préféra éviter leur regard afin de n’engager aucune conversation qui pourrait l’ennuyer. C’était son premier jour et elle n’avait aucune envie de connaitre les gens d’ici. Ils étaient très certainement adorables, vu leurs airs d’élèves modèles, et c’était bien de cela qu’elle voulait passer à côté. Elune pouvait sentir des regards s’attarder sur elle, mais elle continua son chemin en fixant le sol. Si personne ne pouvait la remarquer, tout irait pour le mieux.

Après une courte discussion avec des gens apparemment haut placés, elle apprit que ses bagages étaient déjà dans sa chambre et qu’elle n’avait qu’à s’y installer tranquillement avant de profiter d’une visite du pensionnat. Elle avait également pu comprendre qu’elle avait une colocataire et, suite à cette information, elle ne pu s’empêcher de grimacer avant de se diriger vers les escaliers qui menait à l’étage supérieur. Elune était une jeune très indépendante et autonome ; le fait de devoir partager sa chambre avec quelqu’un d’autre ne lui plaisait pas spécialement, mais elle savait qu’elle n’allait pas avoir plus de privilèges que quelqu’un d’autre et décida donc de ne pas ronchonner comme elle avait de plus en plus l’habitude de le faire. Après tout, une nouvelle vie devait forcément commencer par de nouvelles obligations et, malgré sa réticence à tout ce qui pouvait toucher au règlement, elle avait intérêt à se faire bien voir dès ses premiers jours ici. Essayant de tendre ses lèvres pour faire un sourire, elle abandonna rapidement et commença à monter les marches.

Elle ne mit pas longtemps avant de voir où se trouvait sa chambre, car son nom était marqué sur la porte. Celui d’une certaine Artémis aussi. Du moment qu’elle n’avait pas douze ans ou qu’elle ne faisait pas partie de ces filles qui ne pensaient qu’à leur apparence et à leur façon de draguer les mecs, la brunette pouvait faire un effort. Ouvrant doucement la porte, elle s’y glissa silencieusement et fut satisfaite de sa première impression. De l’espace, des lits pas trop rapprochés, c’était déjà un très bon point. Elle n’aimait pas spécialement l’ordre, mais il fallait avouer que ses bagages prenaient une sacrée place. Elle allait devoir les ranger et rien que cette idée lui donnait envie de ne pas le faire. S’avançant un peu, elle pu remarquer qu’une autre jeune femme, apparemment absorbée par son ordinateur portable, était déjà dans la chambre. Elune poussa un soupir de soulagement. Elle était très contente de voir que cette fille était plus intéressée à gamer qu’à s’occuper d’autre chose. Ôtant ses écouteurs de ses oreilles, elle posa la housse de son violon sur un lit disponible et s’affala dessus comme si elle était chez elle, ne prenant pas la peine d’enlever ses chaussures ou de dire un mot. Pour le moment, la journée s’annonçait bien et elle allait même être parfaite si mademoiselle Crowley trouvait un endroit où s’exercer à la batterie. Elle priait pour qu’ils aient une salle avec des instruments.

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MessageSujet: Re: « Little Memory. » [ PV : Artémis J. Elin ]   02.02.12 18:30

Artémis devait, inconsciemment, essayer de détruire toutes les chances de bien se faire voir. Peut-être qu'au fond de son crâne, lorsqu'elle approchait d'un évènement où elle allait rencontrer une personne, un levier s'activait pour que toutes ses actions reflètent un mal-être, une peur, une paresse et tous ces défauts qu'elle parvenait à cacher ou chasser habituellement.

Plusieurs mois auparavant, lors de l'entretien avec le psychologue chargé de s'occuper de valider son entrée au pensionnat Eicca, elle s'était mise à bégayer sans raison, rougir et paniquer et lorsqu'elle y repensait, cela lui faisait mal au cœur de se savoir parfois si gourde.

Un surveillant était monté avec des bagages, les avait déposés à côté d'un des lits et avait disparu, quelques minutes avant qu'elle termine sa partie. Elle avait hésité à en relancer une. Après tout, cela signifiait l'arrivée d'une nouvelle.

Artémis avait eu de la chance, jusque là. Pas de colocataires, la tranquillité totale. Le mieux, c'était qu'elle pouvait jouer la nuit, le jour, en permanence sans que cela ne gêne personne et, au fond, c'est seulement ce qu'elle souhaitait. La nouvelle venue risquait de modifier grandement ses propres habitudes. Il allait falloir se coucher plus tôt, ranger la chambre, mais de toutes les tâches horribles qu'Artémis aurait à accomplir, elle appréhendait bien plus l'étape « bavardages et gloussements entre filles », où elle s'était toujours ramassée, de tout temps.

Elle n'avait pas relancé de partie, simplement un enregistrement d'un de ses matchs précédents. Elle pouvait le mettre en pause ou le couper à n'importe quel moment sans que cela soit gênant — contrairement à une partie classique. Ainsi, elle s'en servait pour observer son jeu, ses erreurs, et apprendre des tactiques ennemies.

En plus de cela, Artémis avait lancé de la musique dans ses écouteurs, pour se divertir vaguement. Le levier qui s'était activé dans son crâne — inconsciemment, elle avait lancé une playlist de chansons plus tristes les unes que les autres et cela lui démolissait le moral sans aucune raison particulière. Qui que soit la personne qui entrerait dans la chambre, elle risquait de ne pas avoir un accueil chaleureux mais morne et désabusé, si elle avait un accueil quelconque. Ce dont Artémis doutait. Elle ne parviendrait pas à vaincre sa timidité, comme toujours, et simulerait une attention bouffante envers l'écran.

D'un geste lent, elle redressa les lunettes sur son nez, jeta un regard fugitif sur la porte fermée. Elle allait se mettre à trembler, transpirer et rougir d'un instant à l'autre, et perdre tous ses moyens. Artémis lâcha un profond soupir. Tout avait été essayé pour outrepasser sa peur de l'étranger, de la pression sociale, des remarques, mais rien n'y avait fait. Sa timidité constituait un rempart qu'elle ne parvenait à franchir par elle-même. La vingtaine, elle se considérait parfois encore comme une enfant qui n'ose pas demander une glace au vendeur et se réfugie dans les robes de sa mère, en regardant, les yeux brillants, le bac parfum pistache. Elle se sentait alors pitoyable et cela renforçait sa conviction qu'elle n'était pas faite pour discuter ou être avec les autres.

La porte émit un léger grincement avant même de s'ouvrir, qu'Artémis perçut dans une pause du morceau. Elle tourna vivement la tête vers son écran, faisant mine de ne rien avoir remarqué. Elle aurait tant souhaité que la luminosité du portable soit bien plus basse afin qu'elle puisse regarder l'inconnue à travers l'écran, agissant comme un miroir... Mais non. A la place, elle voyait son personnage danser entre les ennemis, en envoyant valdinguer certains tandis qu'il subissait d'effroyables dégâts à son tour.

Elle usa des raccourcis clavier et de la souris pour changer l'angle de la caméra et ainsi donner l'impression qu'elle jouait — derrière, elle n'entendait rien. Elle n'avait pas pu apercevoir la nouvelle venue et celle-ci semblait ne pas venir lui parler. Artémis ne savait pas si c'était mieux ainsi. Elles seraient obligées, à un moment ou un autre, de s'adresser la parole et elle ne voulait clairement pas engager la discussion ; si l'autre ne le faisait pas, cela allait être particulièrement corsé de supporter les prochaines heures en essayant d'éviter tout contact ou regard.

Artémis, tendue sur la chaise de bureau, en face de son ordinateur posé à même le bois, commença à rougir. Elle déglutit. Dans les films, n'importe qui se serait retourné un sourire aux lèvres, aurait souhaité la bienvenue la colocataire et tous deux seraient allés boire un café ensemble pour faire plus amples connaissances. Pourquoi était-ce toujours aussi compliqué pour elle?
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MessageSujet: Re: « Little Memory. » [ PV : Artémis J. Elin ]   02.02.12 19:32

Fermant les yeux l’espace d’un instant, elle remarqua que la jeune fille qui jouait sur son ordinateur portable, probablement Artémis, n’avait pas prononcé un seul mot elle non plus. Elle cliquetait, tapotait sur son clavier mais cela ne dérangeait aucunement Elune qui avait l’habitude de coder et grapher un peu lors de ses heures perdues. Justement, elle était même agréablement surprise que sa colocataire ne se soit pas ruée sur elle pour lui poser un tas de questions. Écouter les autres, passe encore, mais se dévoiler devant une parfaite inconnue, jamais de la vie. Elle n’avait pas particulièrement confiance aux gens qu’elle venait de rencontrer et restait toujours sur ses gardes lorsqu’on tentait de trop en savoir sur elle. Seuls ses vrais amis le savaient et ne l’embêtaient jamais avec tout ceci. Lorsqu’elle voulait vider son cœur, elle le faisait d’elle-même.

Se redressant pour s’assoir plus ou moins correctement sur le lit, mais toujours pas d’une position ergonomique vu qu’elle croisait les jambes et que le poids de son corps pesait sur ses bras tendus vers l’arrière, elle regarda du coin de l’œil sa camarade de chambre, entrouvrit les lèvres puis les refermèrent aussitôt. Elle ne savait pas si elle devait engager la conversation ou non. Après tout, elle avait l’air occupée sur son portable et ne donnait pas l’impression de vouloir faire connaissance. Elune n’était pas contre, vu que sa première pensée sur cette fille était bonne, mais elle n’était pas sûre d’elle. De plus, à cause de son caractère, elle n’était pas des plus sociables. Après une mure réflexion de plus d’une minute, elle se lança. Après tout, il allait bien falloir qu’elle se parle un jour… elles partageaient la même pièce.

« Au fait, moi c’est Elune. »

Elle fit une petite pause, regarda sa colocataire et, comme elle se sentait étonnamment stupide après avoir prononcé cette phrase, elle ne pu s’empêcher de dire n’importe quoi d’autre après, qu’elle allait sûrement regretter une seconde après.

« Et toi ? Ça fait longtemps qu’t’es là ? »

La brunette se positionna au bout du lit, les jambes croisées, le dos courbé et les mains se rejoignant nerveusement. Elle n’aimait pas faire de nouvelles connaissances parce qu’elle se sentait mal à l’aise et pas du tout dans son élément. Elle se devait de préserver une partie de cette image de fille je m’en foutiste mais n’y arrivait pas toujours dans des situations comme celles-ci. Elle se sentait vulnérable et c’était un sentiment particulièrement désagréable à son goût. Elle se fichait bien de savoir si sa colocataire trouvait cette approche un peu trop directe ; c’est elle qui se sentait bête de l’avoir lancée. Qu’importe, maintenant elle avait parlé et, surprise de repenser à cela, le visage de Lauri lui revint en tête, avec un grand sourire. Elle le revoyait dans les moments où Elune faisait quelque chose qui lui semblait ridicule, qu’elle était gênée et qu’il avait ce petit sourire en coin, moqueur mais très doux. Il arrivait toujours à trouver quelque chose à dire, lui. Elle avait l’impression qu’il n’avait jamais aucun problème, qu’il pouvait être ami avec n’importe qui, qu’il attirait les gens pour une mystérieuse raison. C’était probablement pour ça, d’ailleurs, que la brunette était tombée dans le piège. Lauri était tellement naturel, tellement sincère et gentil avec tout le monde. Il était une sorte d’exemple qu’elle n’avait jamais pu suivre à cause de sa personnalité. Au fond d’elle-même, parfois, elle souhaitait être quelqu’un d’autre. Mais qui, à vingt ans, peut se permettre de changer du tout au tout ? Et puis, s’il l’aimait ainsi, c’est qu’elle avait peut-être quelque chose d’agréable chez elle aussi. Elle ne savait pas encore quoi, mais avec un peu de chance, ses futures expériences au pensionnat pourraient lui apprendre des choses sur elle. En réalité, elle avait déjà fait quelque chose qui, normalement, était au-delà de ses capacités, à cause du manque d’intérêt qu’elle portait aux gens en général ; elle avait engagé une conversation d’elle-même à quelqu’un qu’elle n’avait jamais vu et en avait porté de l’intérêt. Et ça, c’était quelque chose.

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